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Fil Ariane

Combien il est douloureux, difficile de se reconstruire après un échec. De faire le point sur tout ce qui a conduit à la catastrophe, puis de se lever au milieu des décombres et  d'écouter le cœur de Dieu. Encore bien plus s'il s'agit d'un échec collectif.  Un tel chantier prend alors du temps, de l’énergie. Néhémie en était conscient lorsqu’il faisait face aux incessantes critiques et menaces des adversaires du peuple d’Israël, alors même que tous étaient engagés dans la restauration. Mais son regard était fixé sur le projet que Dieu avait déposé sur son cœur dans la prière. Tout ce qu’il voyait, tout ce qu’il entendait passait par le filtre de ce projet-là avant même d’arriver à sa conscience…


Les ennemis avaient décidé d’attaquer ? « Armons-nous d’épées et de courage ! » dit-il au peuple. Nos émotions nous trahissent ? « Regardons à Dieu qui est grand et redoutable et qui ne change pas ! ». Nos forces nous abandonnent dans le combat? « Sonnons du cor pour que nos frères et nos sœurs viennent à notre secours ! »
C’est ainsi que le travail de reconstruction fut mené à son terme et que la ville de Jérusalem retrouva ses murailles protectrices. (Néhémie 3 :33 à 4 :17)


Il en va de même pour nous aujourd’hui. Nos combats quotidiens ne peuvent nous mettre à terre que si nous déposons les armes, si nous cessons de regarder à qui est Dieu, ou à qui nous sommes en lui, ou encore si nous ne sonnons pas le cor qui appelle nos frères et sœurs à la rescousse en cas d’épuisement…


Il est vrai que, parfois, nous mettons tout cela en œuvre et nous perdons la bataille malgré tout. Nous sommes épuisés, abattus, perdus et pourtant nous avons combattus… Il nous reste alors le cri du psalmiste : « Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi? Espère en Dieu, car je le louerai encore; Il est mon salut et mon Dieu. » Psaume 42 :5
Oui, espère en Dieu, mon âme, c’est lui qui te relèvera, il te ramènera vers les verts pâturages…

Joëlle Sutter- Razanajohary